Les journées sont longues, je suis prisonnière par la puissance de l'ennuie qui me marque au fer rouge. C'est dans ces moments là que les souvenirs, souvent mauvais, ressurgissent de nul part, et me font revivre se que j'aurais préféré ne jamais connaître depuis le début. C'est inévitable. Le vent, éternel voyageur, Dieu de la mélancolie, s'empare de mes oreilles, m'empêchant de m'enfuir vers l'espoir. Je connais bien ce genre de moments. J'en ai tellement vécu; M'enfermant dans ma chambre pour ne plus faire face à la colère, je réfléchissait dans mon coin, toute seule, ne voulant faire part à personne de mes états d'âme, tel une égoïste. En vérité c'est bien ça, je suis une lâche. Incapable d'affronter les événement en face. Je suis faible. L'être humain est faible.
Si un jour je meurs, je veux me faire incinéré et je veux qu'on balance mes cendre au pied de mon tilleul. Là où mon grand père passait son temps à penser...